VITAMINE B12

Définition – physiologie
La vitamine B12 est une cobalamine. Son absorption se fait au niveau de l’iléon terminal après liaison avec une glycoprotéine: le facteur intrinsèque. Dans le plasma, la vitamine B12 est transportée par les transcobalamines. Les réserves en vitamine B12 sont très importantes. Le stockage est essentiellement hépatique. La vitamine B12 participe notamment à la synthèse des bases puriques – et donc à la synthèse de l’ADN – en agissant sur le métabolisme de l’acide folique (pénétration intracellulaire du méthyltétrahydrofolate et transformation de celui-ci en tétrahydrofolate).
Prélèvement – Propriétés de l’échantillon
L’analyse est réalisée sur sérum, sang hépariné ou EDTA. Si le dosage doit être postposé, l’échantillon est congelé. L’hémolyse invalide le test.
Valeurs de référence
211 – 911 ng/L
Délai de réponse
Répondu le jour de réception si reçu avant 16h
Intérêt clinique – Interprétation des résultats
Une carence en vitamine B12 – tout comme une carence en acide folique – perturbe la synthèse normale de l’ADN. Cette perturbation existe quel que soit le type cellulaire. Au niveau de la lignée rouge, elle conduit à un asynchronisme dans la maturation. Les érythroblastes anormaux sont appelés mégaloblastes. Ils conduisent à la présence dans le sang de globules rouges de grand taille. Le dosage de la vitamine B12 se situe donc dans le contexte de l’investigation d’une anémie macrocytaire (VGM > 100 µ3).
Une carence en vitamine B12 peut être causée par:
• Anticorps dirigés contre le facteur intrinsèque (anémie de Biermer)
• Malabsorption en général (gastrectomie, gastrite atrophique, …)
• Carence alimentaire (végétariens stricts – végétaliens)
Un abaissement du taux de vitamine B12 peut être observé:
• Pendant la grossesse.
• Chez les sujets tabagiques ou alcooliques.
• Pendant l’usage de certains médicaments (colchicine, acide aminosalicylique, anticonvulsants, néomycine,…).
Des valeurs supérieures à 1000 ng/L se rencontrent lors de:
• Pathologies hépatiques.
• Pathologies myéloprolifératives telles que maladie de Vaquez, métaplasies myéloïdes ou leucémies myéloïdes chroniques.
• Des valeurs supérieures à 3.000 ng/L sont inhabituelles dans les pathologies hépatiques, mais communes dans les désordres lymphoprolifératifs.
Edition août 2019 © 2019-Institut de Biologie Clinique IBC’LAB Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction réservés pour tout pays